PROKOP – Concert Folk

Vendredi 24 janvier 2020 à 20h30 au Grillen
Tarifs 12€, / 10€ * / 6€  **


PROKOP

Concert Folk

Prokop est un musicien folk. Ce qui ne limite pas son domaine musical. C’est même le contraire. Il se laisse volontiers emporter vers le rock, le jazz, la chanson. Mais toujours il revient à l’essentiel : les cordes, le médiator, l’harmonica. S’il est seul, il joue seul. Aujourd’hui, ses musiciens apportent une étoffe sonore et un moteur rythmique confortable – comme un V8 Windsor – à cette base. Otis Taylor, pour qui il a ouvert récemment à Strasbourg a écouté, et a apprécié. Avec des formations à géométrie variable selon les lieux, les atmosphères et les disponibilités, Prokop multiplie les concerts. Le Grand Est commence à le connaître ; après l’ouest lointain, qui l’a entendu, à Hull en Yorkshire, en première partie de Michael Chapman ou en invité du Hull Folk Festival. La variété des orchestrations porte un projet musical cohérent et dessine les contours d’un style à la fois original et référencé : un musicien folk est la feuille de printemps d’un vieil arbre.

Prokop : guitare, chant, harmonica
Santiag Bob : violoncelle, chant
Jean-Loup Seemann : guitare électrique, dobro
Sophy-Ann Pudwell : violon, accordéon, scie musicale
Churchman : piano
Melchior Olympio : contrebasse
Matthieu Hoffmann : batterie, percussions

Réseaux sociaux et sites web

Facebook : https://www.facebook.com/prokopfolkmusic/

Site web : http://prokop.fr

 

Le Grillen - 19 rue des Jardins - Colmar
Pré-achat : Espace Lézard / Fnac
* Tarif réduit : Membres Lézard, Hiéro, Comédie de Colmar, Salle Europe, L’Évasion, IRCOS, GAS, ASPAD68, Amicale HCC, adhérents FNAC, demandeurs d’emploi
** Tarif spécial : Moins de 25 ans, Carte culture, bénéficiaires RSA et ASS
Lien Fnac : www.fnacspectacles.com

Nicolas Henry – Cabanes autour du monde – Expo photo

Exposition


Du 11 janvier au 26 février 2020 à l’Espace Lézard --- Vernissage le 10 janvier à 18h30 - Entrée gratuite


Nicolas Henry

- Cabanes autour du monde -

Une photographie de Nicolas Henry est une œuvre en soi bien sûr, chargée d’émotions, d’optimisme et d’engagement, à la clef d’entrée accessible et à la lecture multiple. Elle demeure en outre la résultante d’un certain nombre d’étapes à signaler tant celles ci témoignent de la collecte du récit, d’échanges interculturels et d’actes collaboratifs. Une photo, c’est un lieu et des hommes. Découvrir et tenter de comprendre un contexte, des habitants, une vie locale, tel est le dessein de l’artiste. À l’écoute d’anecdotes individuelles, de rêves ou de colères collectives, de difficultés quotidiennes ou d’initiatives transformatrices, Nicolas Henry fabrique un univers autour d’un récit qu’on lui a conté et en propose une résolution plastique.

L’équipe, avec l’aide de la population locale, réalise autour de cette histoire un objet, un « truc », un « machin », sorte de totem autour duquel chacun s’active à la construction. Les matériaux sont récupérés, glanés çà et là. On commence à les imbriquer les uns avec les autres. On noue, on cloue, on visse, on entremêle les feuilles de bananes, le bambou, les bouts de plastique, les tissus… tout autant d’ailleurs que le savoir-faire de chacun. On échange sur les façons de faire, « tu peux faire un nœud comme ça ! », « là, on va clouer », chacun exécute sa tâche en participant à une œuvre collective, on en oublie que l’on ne parle pas la même langue. « Je ne sais pas si je fais bien », « ce n’est pas grave, il faut avancer », tout est chronométré dans la tête du créateur. Pendant les prises de vues, l’action est omniprésente, le corps parle, les mains de l’équipe sont le prolongement de sa pensée. Il faut « faire ». Tous ces gestes sont essentiels à l’élaboration du dispositif. La scène commence à prendre forme, les structures sont montées, les couleurs arrivent, on commence à voir le tableau se dessiner. Les passants s’arrêtent, s’attroupent, débattent, tout en regardant le premier acte de la pièce en train de se faire. On sent le bouillonnement d’un événement à venir. Les lumières s’allument, le déclenchement des flashs scande l’histoire. Une lumière résiduelle s’imprime au fond de l’oeil, puis une seconde, et ainsi de suite à la manière d’un flip book.

Chaque scène du plateau est éclairée successivement et nous fait découvrir petit à petit le récit qui composera entièrement la photographie. On assiste alors à un vrai théâtre : les décorateurs deviennent acteurs, les techniciens metteurs en scène, le photographe mime, et les spectateurs photographes. Oui, il arrive parfois que ceux-ci déclenchent l’appareil photo. Tout ce cirque crée un espace social où chacun interagit. Les habitants découvrent des bribes de leurs récits personnels dans une installation géante, assemblés dans l’entredeux de la réalité et de la fiction. Chaque parole collectée se retrouve dans le décor. Leur histoire se déroule devant eux et amène une prise de conscience ; peut-être, soyons utopiques, une forme de résilience ?

Arnaud Lévénès et Mohamed Aroussi


Visite en groupe sur rendez-vous avec notre médiateur-trice
au 03 89 41 70 77 ou par mail : mediation@lezard.org

Dossier pédagogique disponible en cliquant sur ce lien.

Visuel : © Nicolas Henry, Bateau terre

Soirée culte : Laurel & Hardy

Vendredi 13 décembre à 20h - Projection au Cinéma CGR - Soirée culte Laurel & Hardy

Changement de programme : Stan & Ollie (le film) suivi de 3 courts métrages d'anthologie


Stan & Ollie

de Jon S. Baird
Biopic - 1H39 - VOST - 2019
L’originalité du biopic est de ne pas s’attacher à leurs heures de gloire, mais plutôt à leurs déboires, dans les années 50, où leur comique absurde, ne fait plus recette.

Changement de programme
La restauration du film originellement annoncé dans notre programme "Laurel et Hardy au Far West" prend plus de temps que prévu. Nous ne serons donc pas en mesure de vous le présenter.
Mais nous avons prévu une compensation : 3 courts métrages d'anthologie du duo comique iconique.

- Œil pour œil (Big Business) 1928
- Vive la liberté (Liberty) 1928
- La bataille du siècle (Battle of the Century) 1927
Durée totale : 60 mn

Tarifs : 2 films 12€ - 10€* / 1 film : 6,50€ - 5€* *détenteur carte adhérent Lézard

David Linx & Michel Hatzigeorgiou

Vendredi 22 novembre 2019 à 20h30 au Grillen
Tarifs 18€, 15€, 6€ - Jauge limité - Places assises non garanties


David Linx & Michel Hatzigeorgiou
«The wordsmith»

Jazz vocal & basse
Victoires du Jazz 2019 - Voix


La présentation de ce nouveau duo est une exclusivité en France !

Si le chanteur belge David Linx est installé en France depuis près de 20 ans, il reste bruxellois de cœur et c’est en toute amitié qu’il a eu envie de préparer un nouveau répertoire avec son compatriote Michel Haztigeorgiou, formidable bassiste électrique, connu pour être l’un des membres du fameux groupe Aka Moon et accompagnateur des plus grands jazzmens (Toots Thielmans, Mike Stern, Philipp Catherine…).

Un duo intime sur un répertoire de compositions personnelles et de reprises de titres gorgés de soul music (Al Jarreau, Jimmy Hendrix…).

Vocaliste unique en son genre, David Linx a reçu récemment le prix Octave d’Honneur  en Belgique pour l’ensemble de sa carrière, le Prix Edison pour le meilleur album de l’année 2017 (« Brel » avec le Brussels Jazz Orchestra). Il a été de nombreuses fois récompensé en France : Prix Charles Cros, Prix de l’Académie du Jazz.

"The Wordsmith", ou “le forgeron des mots” réunit ces deux amis de longue date autour d’un album singulier : un duo basse-chant.

David Linx (voix) & Michel Haztigeorgiou (basse electrique)

Jauge limitée - Places assises non garanties.
Le Grillen - 19 rue des Jardins - Colmar
Pré-achat recommandé : Espace Lézard / Fnac / France Billet
Lien Fnac : www.fnacspectacles.com

Varda Schneider – S.K.G.A.O.A.

Exposition


Du 09 novembre au 18 décembre 2019 à l’Espace Lézard --- Vernissage le 08 novembre à 18h30 - Entrée gratuite


VARDA SCHNEIDER

- S.K.G.A.O.A. -

Cette exposition donne à voir un ensemble de peintures et dessins réalisés au cours des deux dernières années, en Inde et au Népal. L’immersion dans un pays étranger est une source d’enrichissement et d’élargissement de mon horizon artistique, par ce qu'il peut avoir de différent mais aussi parce que le voyage rend mon regard plus attentif et mon esprit plus perméable. Je suis profondément influencée par l'environnement dans lequel je travaille, j'y puise mon inspiration, en extrait des formes et des couleurs qui ressurgissent dans ma peinture.

Le titre, S.K.G.A.O.A, reprend les lettres présentent dans la peinture du même titre, initiales du complexe résidentiel dans lequel j’ai vécu et travaillé l’hiver dernier à Goa en Inde.

Dans ma pratique, le point de départ d’un tableau est toujours une couleur, ou deux. Ce choix naît  généralement de l’expérience même de la couleur, de sa rencontre dans un espace et une temporalité externes au travail. Que ce soit un duo de couleurs qui, par leur réunion ou bien leur rencontre fortuite, fait naître en moi une vibration particulière, ou une couleur qui, à elle seule, met en branle mon navire : il s’agit toujours d’une émotion forte, un choc rétinien, un émerveillement, une jouissance. Ce peut être n’importe où et n’importe quand. La terre rouge d’un sol indien depuis la fenêtre du train, l’association d’une chemise bleue et d’une veste ocre, l’apparition d’un prunus dans un paysage vert, le rose  du  gingembre et le vert du wasabi en mangeant des sushis, le rouge dans une peinture finlandaise rencontrée par hasard... La couleur est avant tout ce qui  me donne envie de peindre.  À partir de ce choix initial se posent les suivants, ceux qui viennent au fur et à mesure de la peinture. Chaque couleur et formes sont pensées en fonction de celles déjà présentes,  pour créer une harmonie, les réveiller, ou les mettre en danger et devenir geste perturbateur. Il en va de même pour la composition, elle se construit au même rythme que la peinture. Ensuite, ce qui m’intéresse c’est d’instaurer un jeu avec le spectateur, de lui donner une forme de liberté en contrebalançant l’autorité d’une place et d’un point de vue idéal, qu’impose la frontalité du tableau, par l’insinuation d’un doute quant à ce qui est donné à voir. Je souhaite dynamiser la réception du tableau en créant une oscillation entre espace ouvert et fermé, entre espace illusionniste et espace physique. Pour cela, j’essaye de cultiver l’héritage d’une certaine conception du tableau qui s’ouvre vers l’intérieur, comme une fenêtre sur un espace tridimensionnel, mais je tente également de distinguer ma pratique de cette tradition classique en y affirmant des ouvertures du XXe siècle comme la matérialité de la peinture et du support. Il s’agit de flouter les repères, créer la confusion entre le centre et le bord, le haut et le bas, le dessus et le dessous, le mouvement et l’immobile, la figure et l’abstrait, le dedans et le dehors. Le but n’étant pas de rendre la composition bancale puisqu’au contraire tout au long de la fabrication d’un tableau je cherche à atteindre l’équilibre, mais pour que la réception, l’appréhension du tableau elle-même soit vacillante. Je cherche à pousser le spectateur vers une expérience de la peinture. Ainsi la notion d’espace est très importante, au sein du tableau d’abord, que je pense comme un espace projectif qui s’ouvre dans la profondeur des plans successifs et peut se refermer subitement sur la brutalité d’un aplat ou la matérialité d’un geste de peinture. Mais également celui dans lequel évolue le spectateur. Que ce soit par l’utilisation d’objets, l’extraction de formes d’une peinture reproduites en trois dimensions ou dans l’accrochage lui-même, mon travail tend vers l’utilisation, la contamination de l’espace de monstration pour qu’il devienne une prolongation de la peinture, comme un écho à l’espace pictural. Cela permet un aller-retour entre le déplacement du spectateur vers l’espace de la peinture et celui de la peinture dans l’espace de monstration. Le passage entre ici et ailleurs n’est alors plus unidirectionnel.

- Varda Schneider

Visite en groupe sur rendez-vous avec notre médiateur-trice
au 03 89 41 70 77 ou par mail : mediation@lezard.org

Dossier pédagogique disponible sur demande.

Visuel : © Varda Schneider, Sans titre, 2019

MISC – Jazz

Vendredi 06 décembre 2019 à 20h30 au Grillen
Tarifs 12€, 10€, 6€  - Places assises non garanties


MISC

Trio Jazz - Québec


Bien enraciné dans son histoire sans renier son époque, le trio explore le jazz dans une perspective d’ouverture et de cohésion d’ensemble. Depuis leurs débuts, les trois musiciens ont à cœur de se réinventer et de sortir du canevas du trio jazz traditionnel. Pour leur spectacle éponyme, le trio souhaitait conserver cette ligne directrice tout en poussant plus loin le travail de réflexion et d’exploration afin de créer un jazz nouveau, hybride et audacieux. Misc présente un spectacle hybride composé d’oeuvres originales tirées de leur plus récent album et de reprises d’artistes.

Jérôme Beaulieu : piano / William Côté : batterie / Philippe Leduc : contrebasse

Réseaux sociaux et sites web

Facebook : www.facebook.com/bandmisc

Instagram : www.instagram.com/misc_band

Twitter : www.twitter.com/trio_jb

Site web : http://www.misc.band/

Soundcloud : www.soundcloud.com/triojeromebeaulieu

Bandcamp : https://miscband.bandcamp.com/

 

Places assises non garanties.
Le Grillen - 19 rue des Jardins - Colmar
Pré-achat recommandé : Espace Lézard / Fnac / France Billet
Lien Fnac : www.fnacspectacles.com

Ispolin

Vendredi 04 octobre 2019 à 20h30 à l'Espace Lézard
Tarifs 10€, 8€, 6€ ! Jauge 50 places. Pré-achat recommandé !


ISPOLIN

Chant Bulgare


Trois voix faites femmes pour une ode au corps du chant bulgare. Trois voix prenant de la hauteur, puis le jeu de gorge des géantes miniatures commence. Quand l’une s’avance, une autre la hisse plus haut encore. Quand deux se joignent, la troisième prépare son ascension. Ensemble, elles forment le trio Ispolin, chœur volage fait de rebonds et de rêveries, insufflant à des chants centenaires l’air contemporain qu’elles respirent.
Diane Bucciali, Camille Mandleur, Clara Weil : Chant

Prévente Lézard, Fnac, France Billet
Lien Fnac : www.fnacspectacles.com

L’autre connexion

Vendredi 27 septembre à 20h - Projection au Cinéma CGR - Soirée spéciale Pédagogies alternatives

En partenariat avec l’école Matthias Grünewald - 2019 la pédagogie Steiner fête ses 100 ans !


L'autre connexion

Documentaire de Cécile Faulhaber - 42min

Ce film présente un modèle d’éducation basé sur les cultures indigènes, par une immersion totale dans la nature sauvage. L’école Wolf, sujet du film, se situe au Canada, en Colombie Britannique sur l’île de Salt Spring. Les enfants y explorent trois jours par semaine, quelle que soit la météo, la connexion profonde à la nature, aux autres et à eux-mêmes. Le reste de la semaine ils étudient les matières classiques. Découvrez l’histoire d’une quête de connexion, à travers le regard de la réalisatrice, des éducateurs, des parents et des enfants.

Projection suivi d’une rencontre avec :
- Clément Defèche, professeur de sciences, École Mathias Grunewald pédagogie Steiner, Wintzenheim-Logelbach
- Cécile Choley, membre de l’association des Jeunes Ambassadeurs pour le Climat (JAC) et représentante de la jeunesse française aux négociations climatiques internationales auprès du Ministère de la Transition Écologique et Solidaire.
- Héloïse Rozet, École démocratique Rhizomes de Mutersholz, et facilitatrice à NovAgora, école démocratique STRASBOURG

Tarifs  : 6,50€ - 5€* *détenteur carte adhérent Lézard

Soirée Thrillers Coréens

Vendredi 13 septembre à 19h - Projection au Cinéma CGR - Soirée spéciale 2 films


19H > The spy gone north

Yoon Jong-bin / 2018 2h21 VOST

Un ancien militaire sud-coréen est recruté par les services secrets dans les années 90 afin d’espionner Pyongyang et son programme nucléaire. Le film déroule le récit complexe de l’enrôlement de « Black Venus », son infiltration et la relation de confiance instaurée avec un dignitaire nord-coréen. S’ensuit un étourdissant jeu de dupes d’un cynisme absolu et profondément humain. Tourné avant les récentes tentatives d’apaisement entre les deux pays, le film invite à ne pas s’y fier : les poignées de main factices cachent souvent des symboles mortifères.

 


21H45 > Memories of murder

Bong Joon Ho / 2h10 - VOST - 2003 - version restauré de 2017

Le premier chef d’oeuvre de Bong Joon-ho (Palme d’Or 2019 pour Parasite) joue avec les codes du polar en s’inspirant d’un fait divers des années 80. Un tandem improbable formé par un policier et un détective enquêtent sur le meurtre de dix femmes assassinées dans un rayon de deux kilomètres par un serial killer qui n’a laissé aucune trace. Avec une rigueur teintée d’humour, le cinéaste dénoue cette histoire et la plonge dans la description minutieuse de la société provinciale sous l’emprise de la dictature militaire de l’époque.

Tarifs : 2 films > 12€ - 10€* / 1 film : 6,50€ - 5€*  *détenteur carte adhérent Lézard
Plus d'infos sur : www.cgrcinemas.fr/colmar/evenement/

Yann Bagot – Les forêts magnétiques

Exposition


Du 09 septembre au 23 octobre 2019 à l’Espace Lézard --- Vernissage le 07 septembre à 18h30 - Entrée gratuite


YANN BAGOT

- Les forêts magnétiques -

Au départ de cette exposition, des semaines à dessiner dans la montagne du HartsmannWillerKopf à Wattwiller, invité en résidence à l’occasion de la Few 2018, accueilli par la Fondation François Schneider et par l’Abri Mémoire de Uffholtz.
Dans cette montagne mangeuse d’hommes qui fut un effroyable champ de bataille de la première guerre mondiale, la forêt a repris le dessus sur l’histoire. Pourtant, dans chaque arbre, d’innombrables éclats d’obus et de métaux, saisis dans la terre par les racines, s’élèvent dans des ascenseurs de bois et de sève. Destin imprévisible, ces éclats meurtriers protègent aujourd’hui la montagne de l’exploitation forestière. La forêt de feu est devenue une forêt magnétique.

Vivifié par la chance d’être au coeur de cette nature survivante, j’ai dessiné parmi les arbres, des roches, des rivières, me plongeant dans l’existence de ces témoins de l’indicibles.
Dessiner, faire corps avec le paysage, se laisser relier, tenter d’apréhender l’essence des choses. Partir en quête de la forme et de l’élan intérieur du paysage, selon la formule de François Cheng. Chaque dessin apparait dans un double mouvement, à la fois exaltation de la singularité du présent, et exploration sensorielle de la mémoire du paysage, transformation du temps vécu en espace vivant.

L’exposition met en regard ces paysages à d’autres explorations à l’encre, dans d’autres forêts, à Fontainebleau, dans les Ardennes gaumoises, ou en atelier : cascades arborescentes, persistances minérales, récifs corailliens d’eau profondes, songes et esprits, forêts nocturnes et astrales.
Un parcours à grandes enjambées parmi les âges et les terrains, porté par l’élan des souffles naturels.

- Yann Bagot

Visite en groupe sur rendez-vous avec notre médiateur-trice
au 03 89 41 70 77 ou par mail : mediation@lezard.org

Dossier pédagogique disponible sur demande.

Visuel : © Yann Bagot, Forêt de Fontainebleau, encre de chine sur papier, 56 x 76 cm, 2019 (détail)