Exposition FRÉDÉRIC BERTUGLIA – « Objet Abstrait Non Identifié »

«Les sculptures linéaires en acier peint de Frédéric Bertuglia se présentent comme de grands dessins dans l’espace, comme des épures d’architecture qui auraient acquis une troisième dimension. Elles sont posées, à la limite du déséquilibre, et ne délimitent pas des surfaces, mais des volumes, des fragments de vide qui prennent, par leur effet, une matérialité presque tangible.
En tournant autour de l’œuvre, ces polyèdres, qu’on ne peut qualifier de virtuels, découpés dans le néant, changent de structure et s’animent lentement, donnant accès à la quatrième dimension, celle du temps. »

VERNISSAGE

Jeudi 20 mai 2021 de 18h à 20h, à l’Espace Lézard
Jauge limitée à 10 personnes en simultané

VISITE EXPOSITION

Du 20 mai au 14 juin 2021
Lundi au Vendredi de 14h30 à 18h00
Samedi de 14h30 à 17h30
Entrée gratuite / visite en groupe sur rendez-vous
Accueil dans le respect des mesures sanitaires liées au covid.

 

exposition Frédéric Bertuglia - Espace Lézard

LES ATELIERS ÉPHÉMÈRES

Semaine 1 - Lucas PFEIFFER
Lucas Pfeiffer est le premier artiste à investir la galerie de l'Espace Lézard, dans le cadre des "ateliers éphémères".
Il travaille principalement la peinture à l'huile sur châssis entoilé. Également architecte, ce sont des photos d'enfance et de voyage qui lui servent à construire ses peintures, mêlant intimité des personnages et paysages à la fois graphiques et épurés.
Découvrez son univers artistique  www.lucaspfeiffer.com

 

Semaine 2 - Anne LEROGNON
Anne Lerognon, artiste peintre installée à Walbach, a souhaité profiter pleinement de l'espace offert par la galerie, pour expérimenter la technique de dripping inspirée de Jackson Pollock.
Libérer son mouvement, peindre au sol sans la contrainte du chassis, trouver le geste le mouvement du corps dont l'image en miroir naitrait sur la toile.
Découvrez son univers artistique www.annelerognon.fr

 

Semaine 3 - Marion AMAND
Plasticienne, graphiste et vidéaste freelance, Marion Amand, artiste Strasbourgeoise, investit notre galerie cette semaine, pour un projet grand format : une mosaïque de 9 toiles carrées qui, assemblées, forment une nouvelle œuvre.
Son travail se nourrit de sa sensibilité et de sa vision colorée du monde. Marion explore des portraits et des corps mystérieux, aux couleurs impossibles. Elle tente de donner une chaleur à des personnages et des animaux, à enrichir leurs environnements de contrastes irréels.
Pour son projet à l’Espace Lézard, elle peint à l’acrylique des personnages essentiellement humains, parfois animaux, aux yeux énigmatiques, devant partager leur territoire avec leurs voisins. La présence d’une notion de contact est essentielle, par des regards, des mains, des hybridations entre personnages. Les couleurs chaudes et les forts contrastes sont sa marque de fabrique.
Découvrez son univers artistique  https://ateliervolatile.com/

 

Semaine 4 - VIEUX NIANG
Artiste colmarien, Vieux Niang est depuis peu installé à Horbourg-Wihr.
Cette mini résidence est pour lui, l’opportunité de travailler à la réalisation d'un triptyque de 450 cm sur 150 cm.
C’est une technique mixte sur toile avec un travail de matière, du liant acrylique, des collages de vêtement et autres accessoires et un traitement avec l'acrylique et de la peinture à l'huile. Cette œuvre fait écho à ses recherches sur la matière, le vêtement comme élément plastique et marqueur social...

 

Tirage d’art – Valérie Graftieaux

DESSIN "Cristaux" - édition limitée

Dans le contexte particulier que nous traversons, l’Association Lézard et Valérie Graftieaux vous proposent d’acquérir le dessin « Cristaux » pour 125€.
Il sera imprimé en 30 exemplaires, numéroté et signé sur un papier Canson Aquarelle, format 24 x 30 cm.
Vous avez jusqu’au 24 février pour le commander et pourrez le récupérer au Lézard ou auprès de Valérie Graftieaux à partir du 1er mars.

L’exposition « En enfance » de Valérie Graftieaux à l’Association Lézard devait avoir lieu du 9 janvier au 24 février. Nous nous réjouissions de vous présenter une facette inédite de l’artiste : des oeuvres à deux ou quatre mains, faites pour ou avec ses enfants. L’occasion de montrer des costumes, des marionnettes, des jeux d’assemblage, des dessins, des rayogrammes et des objets d’artiste. Car l’artiste, celui de tous les instants, ne quitte pas son habit quand il devient parent : il s’agit bien de création.

Le contexte sanitaire et l’impossibilité de recevoir du public en accès libre, a ajourné l’exposition. Le carton d’exposition était prêt, les œuvres prêtes à accrocher.
Alors pour soutenir la culture et ses acteurs (artistes, associations), nous vous proposons à la vente un dessin qui aurait dû figurer dans l’exposition.

Le dessin « Cristaux », réalisé par Hugo Bonin et Valérie Graftieaux en 2020, sera imprimé sur un papier Fine Art, par l’entreprise locale PHOTOGRAPHYS, au format 24 x 30 cm, en 30 exemplaires numéroté et signé.
Commande possible jusqu’au 1er mars. Livraison à partir du 8 mars (si vous préférez un envoi postal, le prix sera de 130€ frais de port compris).

Et en bonus pour ceux qui nous soutiendront : nous vous raconterons l’histoire de ce dessin !

 

Exposition Valérie Graftieaux

Exposition


Suite aux mesures de confinement, cet évènement est annulé et sera reporté à une date ultérieure dans la mesure du possible.

à l’Espace Lézard – Entrée gratuite


Valérie Graftieaux

– en enfance –

exposition Valérie Graftieaux

«L’artiste, celui de tous les instants, ne quitte pas son habit quand il devient parent. Ce territoire, je l’ai naturellement retrouvé en travaillant pour mes enfants mais aussi avec eux. Car il s’agit bien de création, rarement montrée.

Cette exposition montre cette facette de ma création : l’artiste en enfance, des oeuvres à deux ou quatre mains. L’occasion de montrer des costumes, des marionnettes, des jeux d’assemblage, des dessins, des rayogrammes, des objets d’artiste.

Il y est question de jeu, d’imaginaire, de territoire, de temporalité. Créer pour et avec les enfants, c’est continuer à donner la main à la petite fille que je fus. Elle n’est jamais loin. »

Valérie Graftieaux

Visite en groupe (gratuite) sur rendez-vous avec notre médiatrice
au 03 89 41 70 77 ou par mail : mediation@lezard.org

Visuel : © Valérie Graftieaux

Chistophe Hohler – Vanité

exposition Christophe Hohler

Exposition

Cet événement sera reporté à une date ultérieure, selon les conditions sanitaires liées au COVID


Du 6 novembre au 15 décembre 2020 à l’Espace Lézard - Entrée gratuite


Christophe Hohler

- Vanité -

«Les personnages que Christophe Hohler met en scène ont quelque chose de fascinant. Le terme de fascinant ne rend pourtant pas avec suffisamment de précision ce qui se produit exactement au moment où nos yeux se posent sur ces personnages. En fait, ces frêles silhouettes s’offrent à nous avec une évidence si déconcertante que nous en sommes bouleversés.»

Claude Rossignol

Visite en groupe sur rendez-vous avec notre médiatrice
au 03 89 41 70 77 ou par mail : mediation@lezard.org

Visuel : © Christophe Hohler

Myriam Martel – Déambulation

Exposition


Jusqu'au 20 octobre 2020 à l’Espace Lézard - Entrée gratuite


Myriam Martel

- Déambulation -

 

Comme le titre de mon exposition, ma vie est une déambulation.

J'emprunte des chemins aux multiples méandres, qui me rapprochent ou parfois m'éloignent de l'effervescence artistique.

Mon univers n'en reste pas moins imprégné par tout ce qui touche à la création.

L'important pour moi étant d'apporter ma sensibilité artistique dans tous mes faits et gestes...

Sur des plaques d'acier chauffées par le soleil, mouillées par la pluie, balayées par les vents... les sons résonnent, les parfums de nature s'imprègnent.

Avec une certaine maîtrise et de la patience, les courbes se dessinent et les couleurs surgissent.

Dans une autre partie de l'atelier pinceaux et huiles s'activent sur des toiles tendues...

Venez, la promenade se poursuit !

Myriam Martel

 

Visite en groupe sur rendez-vous avec notre médiatrice
au 03 89 41 70 77 ou par mail : mediation@lezard.org

Dossier pédagogique disponible en cliquant sur ce lien.

Visuel : © Myriam Martel

Des nouvelles de Lézard

 

Lézard se déconfine !


Comme tant d’autres structures, nous avons vu notre saison culturelle se terminer prématurément, dès le début du mois de mars… Nous revenons aujourd’hui vers vous pour faire un point sur notre activité.


Les salariés et bénévoles de l’association ont donc repris le chemin de l’espace Lézard au mois de mai, afin de se remettre au travail et envisager la suite sereinement. Nous avons en effet du faire face à de nombreuses annulations pendant cette période : le festival Cinézic de mars dernier, deux concerts au Grillen, et surtout le festival Musiques Métisses, annulé pour la première fois depuis sa création…

Cela ne nous empêche pas de regarder vers l’avenir, et de voir plus loin que le bout de ce virus. Néanmoins, force est de constater que nous allons devoir faire avec ces prochains temps. Enfourchons donc le tigre, et réinventons-nous le temps qu’il faudra pour que la vie culturelle colmarienne redémarre tout en respectant les nouvelles règles sanitaires.

La médiation culturelle, plus que jamais au cœur de notre activité

Nous sommes mobilisés pour assurer la continuité de l’action culturelle auprès de nos publics les plus empêchés. L’ensemble de nos projets ont du s’interrompre pendant la période de confinement, nous travaillons aux reports de ces derniers et à la création de nouveaux projets. Les résidents d’EPHAD, les personnes isolées, en situation de handicap, les habitants des quartiers prioritaires ou encore la population carcérale sont des publics qui ont le plus largement pâtis de la crise sanitaire. C’est pourquoi nous comptons multiplier dès cet été les projets menés auprès de ces différents publics.

Une galerie qui reprend vie

La réouverture de notre galerie a été le premier impact positif du déconfinement. Le public colmarien peut à nouveau venir découvrir l’exposition « A corps perdus » d’Elise Grenois, et ce jusqu’au 16 juin, de 14h à 18h du lundi au vendredi. L’association est d’ores et déjà prête à accueillir de nouveaux exposants à partir de septembre prochain.

Bientôt au cinéma…

La réouverture annoncée des salles de cinéma annonce également notre retour pour la programmation art & essai du CGR. Nos bénévoles spécialistes sont déjà en train d’éplucher les magazines de cinéphiles pour nous organiser une belle rentrée du côté du 7ème art.

L’impatience de fêter nos retrouvailles…

C’est la question qui nous torture le plus l’esprit, quand pourrons nous vous retrouver ? Depuis le début de la crise, nous travaillons à faire « comme si », afin d’être prêt dès que possible à organiser un beau moment festif. Aux vues des dernières nouvelles positives, nous espérons que ce moment aura lieu tout bientôt… Continuez à nous suivre, nous vous tiendrons au courant le moment venu ! Ce que l’on peut d’ores et déjà vous garantir, c’est que la saison culturelle 2020-2021 va être intense…

A bientôt !

Elise Grenois – À corps perdu(s)

Exposition


 Jusqu'au 12 juin 2020 à l’Espace Lézard - Entrée gratuite


Elise Grenois

- À corps perdu(s) -

Les matières périssables me fascinent, ce qui mue, ce qui meurt, ce qu’il en reste.

Mes productions émanent toutes d’une réflexion sur l’inscription des choses dans le temps, réflexion que je déploie à travers des formes et des matériaux induisant des cycles d’existence différents, plusieurs vies et morts, dans un même espace.

D’un côté des formes naturelles, dans le sens où elles naissent d’elles-mêmes, que je prélève, révèle, et conserve grâce à certaines caractéristiques du moulage (cf. Espace Intermédiaire n°2 et 3). De l’autre, celles qui sont chargées d’intentions, manufacturées, où l’on retrouve des choix esthétiques et/ou fonctionnels. Dans ce cas, j’utilise le moulage pour les multiplier puis les déformer en usant de matériaux instables, tel que la paraffine (cf. Le paysage d’après et Dok).
L’omniprésence du moulage est révélatrice, « je » n’est jamais sujet direct du verbe former, je ne forme jamais, je préserve ou j’altère.

Les sculptures les plus récentes marquent un changement de statut du moulage dans mon travail. Reconsidéré comme le vaste territoire de recherche qu’il est, au-delà de sa fonction. Je m’attache à relever les éléments sous adjacents, qui floutent son statut et rendent poreux ses modes d’existence. Le moule empreinté sur nature a une troublante ressemblance avec une cicatrice temporelle. Je crois que c’est pour cette raison que j’aime tant les moulages, ces choses résiduelles, coincées entre deux espaces (temps).

Elise Grenois

Visite en groupe sur rendez-vous avec notre médiateur-trice
au 03 89 41 70 77 ou par mail : mediation@lezard.org

Dossier pédagogique disponible en cliquant sur ce lien.

Visuel : © Elise Grenois

Visionnez le reportage de TV7 sur l’exposition !

Nicolas Henry – Cabanes autour du monde – Expo photo

Exposition


Du 11 janvier au 26 février 2020 à l’Espace Lézard --- Vernissage le 10 janvier à 18h30 - Entrée gratuite


Nicolas Henry

- Cabanes autour du monde -

Une photographie de Nicolas Henry est une œuvre en soi bien sûr, chargée d’émotions, d’optimisme et d’engagement, à la clef d’entrée accessible et à la lecture multiple. Elle demeure en outre la résultante d’un certain nombre d’étapes à signaler tant celles ci témoignent de la collecte du récit, d’échanges interculturels et d’actes collaboratifs. Une photo, c’est un lieu et des hommes. Découvrir et tenter de comprendre un contexte, des habitants, une vie locale, tel est le dessein de l’artiste. À l’écoute d’anecdotes individuelles, de rêves ou de colères collectives, de difficultés quotidiennes ou d’initiatives transformatrices, Nicolas Henry fabrique un univers autour d’un récit qu’on lui a conté et en propose une résolution plastique.

L’équipe, avec l’aide de la population locale, réalise autour de cette histoire un objet, un « truc », un « machin », sorte de totem autour duquel chacun s’active à la construction. Les matériaux sont récupérés, glanés çà et là. On commence à les imbriquer les uns avec les autres. On noue, on cloue, on visse, on entremêle les feuilles de bananes, le bambou, les bouts de plastique, les tissus… tout autant d’ailleurs que le savoir-faire de chacun. On échange sur les façons de faire, « tu peux faire un nœud comme ça ! », « là, on va clouer », chacun exécute sa tâche en participant à une œuvre collective, on en oublie que l’on ne parle pas la même langue. « Je ne sais pas si je fais bien », « ce n’est pas grave, il faut avancer », tout est chronométré dans la tête du créateur. Pendant les prises de vues, l’action est omniprésente, le corps parle, les mains de l’équipe sont le prolongement de sa pensée. Il faut « faire ». Tous ces gestes sont essentiels à l’élaboration du dispositif. La scène commence à prendre forme, les structures sont montées, les couleurs arrivent, on commence à voir le tableau se dessiner. Les passants s’arrêtent, s’attroupent, débattent, tout en regardant le premier acte de la pièce en train de se faire. On sent le bouillonnement d’un événement à venir. Les lumières s’allument, le déclenchement des flashs scande l’histoire. Une lumière résiduelle s’imprime au fond de l’oeil, puis une seconde, et ainsi de suite à la manière d’un flip book.

Chaque scène du plateau est éclairée successivement et nous fait découvrir petit à petit le récit qui composera entièrement la photographie. On assiste alors à un vrai théâtre : les décorateurs deviennent acteurs, les techniciens metteurs en scène, le photographe mime, et les spectateurs photographes. Oui, il arrive parfois que ceux-ci déclenchent l’appareil photo. Tout ce cirque crée un espace social où chacun interagit. Les habitants découvrent des bribes de leurs récits personnels dans une installation géante, assemblés dans l’entredeux de la réalité et de la fiction. Chaque parole collectée se retrouve dans le décor. Leur histoire se déroule devant eux et amène une prise de conscience ; peut-être, soyons utopiques, une forme de résilience ?

Arnaud Lévénès et Mohamed Aroussi


Visite en groupe sur rendez-vous avec notre médiateur-trice
au 03 89 41 70 77 ou par mail : mediation@lezard.org

Dossier pédagogique disponible en cliquant sur ce lien.

Visuel : © Nicolas Henry, Bateau terre

Varda Schneider – S.K.G.A.O.A.

Exposition


Du 09 novembre au 18 décembre 2019 à l’Espace Lézard --- Vernissage le 08 novembre à 18h30 - Entrée gratuite


VARDA SCHNEIDER

- S.K.G.A.O.A. -

Cette exposition donne à voir un ensemble de peintures et dessins réalisés au cours des deux dernières années, en Inde et au Népal. L’immersion dans un pays étranger est une source d’enrichissement et d’élargissement de mon horizon artistique, par ce qu'il peut avoir de différent mais aussi parce que le voyage rend mon regard plus attentif et mon esprit plus perméable. Je suis profondément influencée par l'environnement dans lequel je travaille, j'y puise mon inspiration, en extrait des formes et des couleurs qui ressurgissent dans ma peinture.

Le titre, S.K.G.A.O.A, reprend les lettres présentent dans la peinture du même titre, initiales du complexe résidentiel dans lequel j’ai vécu et travaillé l’hiver dernier à Goa en Inde.

Dans ma pratique, le point de départ d’un tableau est toujours une couleur, ou deux. Ce choix naît  généralement de l’expérience même de la couleur, de sa rencontre dans un espace et une temporalité externes au travail. Que ce soit un duo de couleurs qui, par leur réunion ou bien leur rencontre fortuite, fait naître en moi une vibration particulière, ou une couleur qui, à elle seule, met en branle mon navire : il s’agit toujours d’une émotion forte, un choc rétinien, un émerveillement, une jouissance. Ce peut être n’importe où et n’importe quand. La terre rouge d’un sol indien depuis la fenêtre du train, l’association d’une chemise bleue et d’une veste ocre, l’apparition d’un prunus dans un paysage vert, le rose  du  gingembre et le vert du wasabi en mangeant des sushis, le rouge dans une peinture finlandaise rencontrée par hasard... La couleur est avant tout ce qui  me donne envie de peindre.  À partir de ce choix initial se posent les suivants, ceux qui viennent au fur et à mesure de la peinture. Chaque couleur et formes sont pensées en fonction de celles déjà présentes,  pour créer une harmonie, les réveiller, ou les mettre en danger et devenir geste perturbateur. Il en va de même pour la composition, elle se construit au même rythme que la peinture. Ensuite, ce qui m’intéresse c’est d’instaurer un jeu avec le spectateur, de lui donner une forme de liberté en contrebalançant l’autorité d’une place et d’un point de vue idéal, qu’impose la frontalité du tableau, par l’insinuation d’un doute quant à ce qui est donné à voir. Je souhaite dynamiser la réception du tableau en créant une oscillation entre espace ouvert et fermé, entre espace illusionniste et espace physique. Pour cela, j’essaye de cultiver l’héritage d’une certaine conception du tableau qui s’ouvre vers l’intérieur, comme une fenêtre sur un espace tridimensionnel, mais je tente également de distinguer ma pratique de cette tradition classique en y affirmant des ouvertures du XXe siècle comme la matérialité de la peinture et du support. Il s’agit de flouter les repères, créer la confusion entre le centre et le bord, le haut et le bas, le dessus et le dessous, le mouvement et l’immobile, la figure et l’abstrait, le dedans et le dehors. Le but n’étant pas de rendre la composition bancale puisqu’au contraire tout au long de la fabrication d’un tableau je cherche à atteindre l’équilibre, mais pour que la réception, l’appréhension du tableau elle-même soit vacillante. Je cherche à pousser le spectateur vers une expérience de la peinture. Ainsi la notion d’espace est très importante, au sein du tableau d’abord, que je pense comme un espace projectif qui s’ouvre dans la profondeur des plans successifs et peut se refermer subitement sur la brutalité d’un aplat ou la matérialité d’un geste de peinture. Mais également celui dans lequel évolue le spectateur. Que ce soit par l’utilisation d’objets, l’extraction de formes d’une peinture reproduites en trois dimensions ou dans l’accrochage lui-même, mon travail tend vers l’utilisation, la contamination de l’espace de monstration pour qu’il devienne une prolongation de la peinture, comme un écho à l’espace pictural. Cela permet un aller-retour entre le déplacement du spectateur vers l’espace de la peinture et celui de la peinture dans l’espace de monstration. Le passage entre ici et ailleurs n’est alors plus unidirectionnel.

- Varda Schneider

Visite en groupe sur rendez-vous avec notre médiateur-trice
au 03 89 41 70 77 ou par mail : mediation@lezard.org

Dossier pédagogique disponible sur demande.

Visuel : © Varda Schneider, Sans titre, 2019